© Simon Najard

Nos champêtres

Les conseils, les expériences, les anecdotes de nos gardes-pêche.

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M. Rémi FREBOURG Tél : 02.35.29.02.76 ou 06.29.87.50.71

M. Christian CHIROIS Tél : 02.35.27.46.04 ou 06.14.74.71.50

M. Roger FOLAIN Tél : 02.35.28.65.92 ou 06.11.31.32.66

M. Guy CHAPELLE Tél : 02.35.27.33.15 ou 06.24.27.50.19

 

En attendant que nos Champêtres nous donnent leurs conseils, leurs expériences et nous racontent leurs histoires, voici la lettre sincèrement indignée de l'un de nos adhérents écrite en 1980 et que nous avons récemment retrouvée dans les archives de l'association.

22 mars 1980.
Monsieur le Président,

Ce jour, vers 15 heures, alors que je discutais avec un pêcheur en infraction, puisqu'il pêchait au delà du grillage limitant le parcours de pêche avec le château de Ganzeville, je me suis vu interdire mon droit de pêche car j'avais déclaré verbalement à celui-ci, que j'avais pris 6 truites depuis le matin.
Ce dit pêcheur me montra une plaque couleur bronze, de garde de pêche et m'intima l'ordre de présenter mon permis.

M. le Président, je tiens à vous informer que je pêche la truite depuis 15 ans et que même le fait d'avoir pris six truites, ne m'empêchait pas de continuer à pêcher pour le plaisir, quitte à les remettre à l'eau ensuite (alors que personne ne m'obligeait à annoncer 6 truites puisque mon panier était vide, je n'ai pas hésité à le dire)

Par contre, j'ai pu remarquer ainsi que d'autres pêcheurs, que "ce dit garde" n'a pas quitté ce morceau de grillage de la journée, ce qui n'est pas du tout à l'honneur ni d'un pêcheur à truite, encore moins d'un garde.

Sur ce premier fait, j'ai immédiatement informé votre dépositaire de cartes au Bec de Mortagne, celui-ci me demanda le nom du garde en question, dans l'impossibilité de lui répondre, je suis retourné, à tout hasard sur les lieux et j'ai eu la surprise de voir que ce dit garde, bien qu'il ait quitté les lieux en même temps que moi, avait rejoint à nouveau "son morceau de grillage".
En allant le retrouver, je lui ai demandé à mon tour de me représenter sa plaque de façon à avoir son identité. Je me suis vu opposer un refus catégorique. Devant cette alternative et malgré ma correction envers lui, je n'ai eu qu'un recours celui d'identifier son véhicule, une R.14 immatriculée 7290 JR 76.

M. le Président, j'admets que je n'étais pas en infraction mais peut être à la rigueur, à la limite de la régularité du règlement de la société à laquelle j'appartiens depuis deux saisons.

Je ne prétends pas me soustraire à ce règlement mais il serait souhaitable que pour éviter tous malentendus et une discipline de rigueur, que les autorités désignées montrent l'exemple sans hypocrisie et dans le respect du règlement, ce qui est dans le cas présent, loin d'être en état de fait.

Dans l'espoir de vous lire ou de vous rencontrer, veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments distingués.


Une note manuscrite sur la lettre mentionne : "Ai téléphoné 4 fois. Entré en rapport le 8 avril après-midi.
Incident clos".